Psychologue clinicienne à Massy
Comment utiliser la période de confinement pour préparer une recherche d'emploi ou une transition professionnelle ?
La période de confinement peut être extrêment difficile à vivre lorsqu'on a vit une activité en suspend, une réorientation de son activité ou tout simplement lorsque l'on se questionne sur son avenir professionnel. Je vous propose d'utiliser ce temps de confinement pour revisiter votre parcours professionnel et dégager les pépites qui motiverons vos ojectifs professionnels, voire vos projets de formations.
Vous pouvez aisément faire le point sur le montant du budget formation dont vous disposez en vous connectant à votre CPF (compte Professionnel de Formation) en ligne https://www.moncompteformation.gouv.fr/espace-prive/html/#/ Si vous êtes indépendant ou profession libérale vous pouvez également prétendre à la formation professionnelle via l'organisme collecteur dont dépend votre activité.
L’objectif du bilan de compétences, élligible au titre de la formation professionnelle, est destiné à vous accompagner dans des projets de carrière réalistes et cohérents par métier, branche ou territoire. Les méthodes utilisées par les professionnels du bilan de compétences se fondent sur les connaissances issues de la psychologie du travail, de la sociologie, des ressources humaines et de la formation. Cet accompagnement est utile à tous, à tous les métiers et à toutes les positions hiérarchiques. Mais déjà, et par vos propres moyens vous pouvez débuter l'historique de votre parcours professionnel.
Pourquoi faire le point sur mon parcours professionnel ?
Pour prendre conscience du chemin parcouru depuis votre premier emploi. Même un job d'été, ou un coup de main, ça compte pour acquérir des compétences pour faire l'apprentissage de nouveaux gestes, de nouveaux savoirs mais aussi pour acquérir de nouvelles connaissances sur le comportement humain et pour mieux appréhender au fil du temps les relations.
Quels bénéfices puis-je en tirer ?
Parfois on a eu une longue vie professionnelle dans la même entreprise ou dans la même branche, parfois les périodes prospères ont suivi des périodes sans emploi. On peut avoir occupé des emplois très différents et ne pas trouver de liens entre eux. Or, quelque soit le trajet il a fallu s'adapter au montagnes russes, au long fleuve tranquille ou au désert. Il nous a fallu rebondir souvent, sans même en avoir conscience, nous mobiliser, anticiper. Et puis surtout ces ressources en nous, au fil de ce parcours, et à chaque étape, nous ont appris. Prendre conscience de ces ressources est autant une source de confiance en nous qu'utile à identifier nos objectifs.
Comment puis-je concrètement définir ce parcours ?
Je vous propose de vous ateler à un travail qui vous semblera, certes rébarbatif pour commencer, mais qui s'avèrera vite bénéfique à votre confiance en vous autant qu'utile à l'élaboration de vos futures lettres de motivations et entretiens. Pour commencer dresser la liste de tous vos emplois, depuis le premier, peut-être était-ce un emploi agricole de saisonnier, de vendeuse, de caissier, une aide bénévole pour construire ou réparer (faire de la mécanique ou aider dans le bâtiment) ça fait bien évidemment partie du parcours d'apprentissage. Une fois que vous aurez composer cette liste vous reprendrez point par point chaque activité. Pour chacune d'elle vous ferez un tableau en renseignant dans une première colonne ce qui vous était demandé dans cette tâche, puis dans une seconde colonne ce que vous avez réalisé concrètement, complètement ou partiellement et dans la troisième colonne les enseignements que vous en avez tiré. Et n'oubliez pas que l'échec est aussi un enseignement. Echouer peut apprendre à prendre conscience de nos limites, guider notre désir de nous former ou de demander conseil, nous amener à nous réorienter...
Chantal Paugam, Psychologue Clinicienne - Psychothérapeute, diplômée de l'Université Paris XIII.
N° ADELI : 91 9317982
Je reçois dans la semaine jusqu'à 20 heures et le samedi jusqu'à 17 heures 30 à mon cabinet au 19 rue Gabriel Péri à Massy et en vidéo consultation au 06 63 25 52 79. Vous pouvez prendre rendez-vous sur la plateforme Doctolib.
Psychologue, psychiatre, psychanalyste, psychothérapeute ?
Comment situer le psychologue clinicien ? Qu'est-ce qui le distingue des autres psys et que peut-on en attendre ?
Le psychologue clinicien est formé à la psychopathologie. Cinq ans de formation théorique et plusieurs centaines d'heures de stages en institutions spécialisées le préparent à traiter les troubles et les difficultés psychiques.
Le numéro Adeli attribué par l'ARS (l'agence régionale de santé) garantit à ses patients qu'il répond aux exigences de son titre. Le psychologue clinicien a hérité de la médecine une pratique à visée de traitement d'un état ou d'une souffrance. Il dispose d'outils de compréhension de la psyché dont certains sont réservés à son usage exclusif, comme c'est le cas, entre autres, pour le test de Rorschach (le fameux test des taches d'encre).
Professionnel de santé, certes, mais non médecin et non paramédical, le psychologue est formé en faculté de lettres. Cette singularité témoigne de la volonté d'inscrire la psychologie clinique dans les sciences humaines et de la pensée. A partir du milieu du XX°siècle l'enseignement de la psychologie clinique en France a été confié à des Philosophes, Maurice Merleau-Ponty et plus tard Michel Foucault, disciple de Daniel Lagache, le père fondateur de la psychologie clinique, lui-même médecin, psychanalyste et philosophe.
Prise en charge, sous certaines conditions, des actes effectués par le psychologue en titre
Le psychologue clinicien est un professionnel de santé qui intervient hors de toute prescription médicale. Il n'est ni médecin ni paramédical et ses actes ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. On peut toutefois consulter gratuitement un psychologue dans les centres médico-psychologiques (CMP pour les adultes et CMPP pour les enfants) et, si on est étudiant, dans l'un des BAPU (Bureau d'aide psychologique universitaire). Il suffit de prendre rendez-vous par téléphone et de s'armer de patience car les délais d'attentes peuvent être longs. Dans ces établissements, les psychothérapies sont menées par des psychologues et/ou des psychiatres, voire conjointement par les deux. La prescription des médicaments est exclusivement de la compétence du psychiatre.
Certaines mutuelles, MGEN, LMDE, Pacifica du Crédit Agricole, Swisslife, Novalis, AG2R... proposent, dans certains de leurs contrats, un remboursement partiel ou total dans la limite d'un seuil d'honoraires et/ou d'actes effectués par un psychologue en titre du secteur libéral.
Dans le cas où le remboursement de nos actes est prévu par votre mutuelle nous nous conformons aux condtions exigées par l'organisme : devis, facture...
Le psychanalyste fonde sa connaissance des processus mentaux inconscients sur l'enseignement et le partage de connaissances au sein d'écoles de pensée. Son terrain d'exploration couvre le champ très large des productions mentales, du rêve, des actes manqués mais aussi de toute forme d'expression artistique. La pratique de la psychanalyse, n'est réservée aux psychiatres, aux psychologues ou à d'autres professionnels du soin.
Si la clinique freudienne continue d'offrir aux psychologues les voies d'accès à l'inconscient, la psychanalyse n'est plus aujourd'hui le seul référentiel enseigné en faculté. Les approches psychanalytiques, cognitives, systémiques, comportementales, psychosomatiques... offrent des axes de compréhension différents qui complètent la connaissance des conduites humaines et les modes de traitements. Par ailleurs, le psychologue doit réactualiser ses savoirs tout au long de son activité. Cette obligation est inscrite dans le code de déontologie des psychologues.
Le psychothérapeute. La loi de 2010 réglemente le titre de psychothérapeute et l'attribue de plein droit aux psychiatres et aux psychologues cliniciens sous réserve pour ces derniers d'une inscription au registre ADELI. Par cette loi, les pouvoirs publics affichent leur volonté de fournir aux patients des repères et un encadrement des pratiques. Toutefois un certain manque de visibilité profite aujourd'hui à un commerce d'offres pléthoriques qui fleurissent grâce à Internet. La MIVILUDES (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires) recensse des thérapies psychologisantes épinglées pour les risques de dérives sectaires qu'elles représentent.
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La formation à la coconstruction de sens des pratiques professionnelles s'inscrit dans un contexte de situations récurrentes et éprouvantes qui, si elles ne sont pas élaborées, peuvent nuire à la cohésion de l'équipe et occasionner des souffrances individuelles psychiques et somatiques. Cette intervention collective auprès des travailleurs sociaux, soignants, éducateurs ... permet de prendre la bonne distance et de progresser dans son engagement tout en préservant la dignité d'un espace intime.
La demande de formation peut venir des professionnels qui en ressentent le besoin. Elle consiste à :
Cette formation s'adresse à des personnes qui exercent à des niveaux différents de l'aide à autrui. Parler de sa pratique produit des effets. Il s'agit de travailler ce qui travaille, y compris le corps. Le professionnel, dans sa relation aux usagers, peut se couper des effets qui l'affectent ou au contraire être submergé par l'émotion. Se situer dans la bonne distance c'est d'abord prendre conscience de ce qui est vécu dans la relation à autrui, et aussi de ce qui est vécu par autrui.
L'objectif est de repérer les articulations et les enjeux des relations, avec les personnes accompagnés, leurs proches, les partenaires. Le psychologue est là pour animer un travail collectif en donnant un éclairage clinique tout en soutenant le professionnalisme de chacun. L'élaboration, même si elle renvoie à l'histoire personnelle, concerne la mobilisation des ressources individuelles, des compétences et aussi de la personnalité dans le collectif. Cette élaboration vise à :
Désamorcer les rapports de forces et à repérer des jeux psychologiques et à s'en déprendre.
A prendre de la distance face aux situations difficiles et aux relations complexes.
A créer, en s'appuyant sur le professionnalisme de chacun, des outils d'accompagnement adaptés (ateliers, médiation, groupes de parole, entretiens avec les familles, synthèses avec les partenaires ...)
A titre individuel, cette formation permet de développer quelques savoirs :
Nos tarifs :
Nous appliquons une de calcul tarifaire de 250 euros par session de 2 heures et de 360 euros par session de 2 heures 30. Une action de formation sur une année se déroule sur 7 à 10 séances au maximum. Chaque établissement représente des singularités dans sa pratique d'accompagnement. Nous nous sommes à votre disposition pour vous rencontrer afin de vous soumettre une proposition adaptée à vos besoins et à vos contraintes.
N'hésitez pas à nous joindre au 06 63 25 52 79.
Dans la vie courante, la psychologie concerne l'aptitude de tout un chacun à discerner derrière les conduites des membres de la famille, ou des collègues, des personnalités, des motivations, voire des phénomènes pathologiques. Cette aptitude à la psychologie intuitive nous l'exerçons lorsque nous écoutons un ami et lorsque nous le conseillons ou lorsque nous tentons d'orienter sa conduite. Toutefois les conseils sont rarement suivies d'effets. Pourquoi ? Parce que les fonctions psychiques de l'individu ne se limitent pas à l'apprentissage de comportements adaptés. Et, corriger des conduites, non seulement cela ne suffit pas, mais parfois notre volontarisme nous entrave un peu plus.
J'accompagne les défis du quotidiens, l'insertion professionnelle, les relations, les étapes de la vie, la parentalité...
Je conseille, je guide. Dans les magazines le psychologue répond aux problèmes de la vie courante, aux questions sur la sexualité, la vie de famille, les conflits au travail ... Ces articles souvent agréables à lire transmettent une vision restreinte de notre métier. Le psychologue clinicien n’a pas vocation à être un personnage médiatique, c’est avant tout un praticien qui, dans le secret de l'entretien, veille à libérer l'expression et à restaurer la capacité du sujet à penser par lui-même. Ponctuellement, je peux guider des personnes qui rencontrent des difficultés à être parents ou à vivre une situation professionnelle ou familiale difficile, le placement en maison de retraite d’un proche, un conflit au travail…
Je pratique la psychothérapie psychanalytique. La personne rationnelle, socialement et professionnellement bien intégrée, élevée en modèle peut se prendre au jeu et en oublier toutes les fois où elle s'est tiré une balle dans le pied, le SMS de trop qui a déclenché une crise conjugale, sa propension à oublier ses clés ou à se mettre trop facilement en colère. Nous sommes tous dotés d'un inconscient, nos actes manqués et nos symptômes nous le rappellent. Ce n'est pas pathologique mais au-delà d'un certain seuil ces manifestations envahissantes font de nous le jouet d'un inconscient qui se rebelle au contrôle de notre volonté. On peut aussi être le jouet d'idées qui ont pris l'ascendant sur notre pensée. Nous croyons posséder des idées et ce sont elles qui nous possèdent, qui focalisent notre attention et nous empêchent d'avancer, de prendre confiance en nous, de vaincre notre isolement. J'ai choisi de pratiquer selon le référentiel psychanalytique pour les voies d'accès privilégiées qu'il ouvre sur nos mobiles inconscients.
Je pratique la psychothérapie de couple. Le rêve d'union totale avec l'être aimé, qui enchante Ronsard "en sa moytié, ma moytié je recolle" scelle une unité composée de deux sujets, le couple. Le couple est un espace clos où les individualités risquent de s'étouffer. Faire un avec deux individualités est un défi qui sous-entend des réaménagements, des discussions, des accords, des désaccords, voire des conflits aussi inévitables que nécessaires à la vitalité du lien et à sa co-construction.
Il arrive qu'un couple, parvenu à dépasser les crises, butte sur des conflits maintes fois répétés et discutés sans parvenir à être élaborés.Quand les tentatives de résolution, à l'intérieur du couple, échouent et que les explications tournent en rond il est temps de consulter un psy.
Chantal Paugam, Psychologue Clinicienne - Psychothérapeute, diplômée de l'Université Paris XIII. N° ADELI : 759345333
Membre de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse et du Réseau francophone pour la thérapie de couple.
Vous pouvez me joindre de 9 heures à 18 heures au 06 63 25 52 79 du lundi au samedi. Je reçois dans la semaine jusqu'à 20 heures et le samedi jusqu'à 17 heures 30 à mon cabinet dans le centre de Paris (métro et RER Chatelet, Hôtel de Ville)
On estime à 86 ans l’âge moyen d’entrée en maison de retraite. On parle aujourd'hui d'EHPAD, établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Ces établissements sont équipés pour recevoir des personnes âgées dépendantes, voire très dépendantes ou atteintes de troubles cognitifs, de troubles du comportement, de maladies neurodégénératives. Le personnel est présent pour la toilette, aider à se lever, se laver, se nourrir, s’habiller.
En annexe des EHPAD, les foyers logements sont des unités autonomes au sein de la structure collective. Structure qui fournit des services : restaurant, entretien du linge, animation, pédicure, coiffure…
La présence du psychologue dans ces structures est indispensable en de nombreux points :
Pourquoi préparer l'entrée en maison de retraite ?
L'entrée en institution est vécue différemment en fonction des attentes de chacun, de l’histoire du sujet, des liens entretenus avec les autres.Pour certains l’institution peut être bien vécue comme un lieu contenant de dépendance et de bien être. On peut y rencontrer de « bons résidents » aidant les autres, devenus indispensables à l’institution, et qui jouissent d'une reconnaissance narcissiquement gratifiante. Pour d’autres personnes l'arrivée en maison de retraite génère une angoisse d’abandon. Or, un des alliés du bien vieillir est une bonne gestion entre les besoins d’autonomie et les besoins de maternage réveillés par le déclin physique. Pour ces raisons le placement en institution doit être, dans l’idéal, le résultat d’une démarche auprès de la personne. Démarche qui nécessite une bonne évaluation des capacités et des troubles, une entente préalable entre médecin, famille et patient. Dans l'idéal l'arrivée en institution doit devenir un projet de vie dans laquelle la personne concernée sera partie prenante pour le maintien de l’envie de vivre.
La vieillesse inaugure une nouvelle crise d’identité. La crise mobilise la dynamique psychique, elle induit une discontinuité. A partir de ce bouleversement un travail psychique doit s’effectuer pour que le moi puisse surmonter la crise et sortir entier de ce tremblement identitaire. La crise est également synonyme de renouveau, d’évolution. La souffrance psychique liée au déracinement doit être prise en compte au moment de l’entrée en maison de retraite ou en foyer logement. En effet. le relogement peut être un déracinement, une perte de repères identitaires qui perturbe le sentiment de sécurité qui émane de la maison, cocon rassurant. Or, Souvent le placement est demandé en urgence et parfois en dehors de l’approbation de la personne. Cette situation risque d’accentuer un climat d’agressivité et d’angoisse pour la personne âgée et de culpabilité pour l’entourage.
On estime à 1/3 la proportion de personnes de plus de 70 ans concernées par la dépression. La dépression chez la personne âgée évolue à bas bruit et peut faire suite aux deuils et aux pertes fonctionnelles. Toujours grave, elle passe inaperçue. Les suicides chez les personnes âgées sont une des causes fréquentes de décès. La dépression peut se signaler par divers troubles, hypocondrie ou démence.
Quels sont les signes les plus fréquents de la dépression chez une personne âgée ?
Les antidépresseurs peuvent provoquer des effets indésirables, perte d’équilibre, troubles du système nerveux, troubles confusionnels, somnolence diurne avec les benzodiazépines. Ces troubles peuvent amener la personne âgée à arrêter trop tôt le traitement. Les effets secondaires des antidépresseurs peuvent être majorés par la prise d’anti-arythmiques. Les risques d’effets indésirables sont de 2 à 7 fois plus élevés chez les personnes de plus de 65 ans. 15 à 20 % des hospitalisations font suite à des intoxications médicamenteuses.
Comment nous déprendre des stéréotypes pour écouter et respecter la personne âgée comme sujet ?
L’équation vieillesse = déclin = maladie provoque peur et discrimination. Parfois, les représentations sont plus positives, âge = sagesse, mais interrogent sur le culte porté aux personnes âgées. Les stéréotypes, positifs ou négatifs, ont pour conséquence de mettre les personnes âgées hors du temps, hors de l’humain, hors du groupe social.
Les personnes âgées ne constituent pas un groupe homogène qui aurait les mêmes besoins et les mêmes désirs. On peut parfois reprocher aux maisons de retraite et aux EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) de proposer des prises en charge trop stéréotypées, ce qui est la conséquence des contraintes d'hygiène et sécurité imposées à ces établissements. Le cheminement vers l’entrée dans ces structures (liste d’attente, visite médicale, intégration, période d’adaptation, réception des familles, information des résidents et des proches, constitution de dossier …) permet, tout en marquant des étapes, de prendre en compte les singularités de chaque individu. Durant ce temps il est important pour tous, pour la personne âgée, ses proches mais aussi ses soignants, de mettre des mots sur les ressentis afin de mettre à distance ses affects pour élaborer un projet de vie. Le rôle du psychologue dans ces institutions est d'encourager l'expression et le dialogue, au sein de la famille, et avec l'institution. Parler, signifie dire, y compris ce qui fache ou dérange l'institution. N’oublions pas que le sujet âgé demeure sujet, à ce titre singulier, et qu’il a aussi une sexualité. Or, la sexualité est souvent tabou tant elle est perçue comme l’apanage des jeunes et belles personnes.
Travailler auprès de personnes âgées dépendantes c'est répondre aux orientations de l'institution et veiller au bien être de la personne. L'autonomie s’entretient et c’est de ne plus être sollicitée qu’elle s’éteint. Laisser une personne âgée s’habiller seule demande du temps et la voir ralentie par ses mouvements, assister à la lente trahison du corps, en plus d'être angoissant, n'est tout simplement pas une tâche facile pour des salariés surchargés..
N’oublions pas que le sujet âgé demeure sujet, à ce titre singulier, et qu’il a aussi des choix, des préférences, un territoire, des objets et une intimité. Or, Il n'est pas toujours possible pour les résidents en EHPAD les moins valides de bénéficier d'une boîte aux lettres personnelle, de clés, ou d'argent. Pour autant est-ce vraiment le bagne ? Pour toutes ces raisons le rôle consultatif du conseil de la vie sociale est rendu obligatoire.
En France la santé mentale est un enjeu prioritaire de santé publique qui donne lieu depuis plus d’une décennie à des actions. La santé mentale couvre un champ large qui dépasse largement le cadre du soin psychiatrique et des pathologies mentales graves dont la prévalence est de 1 à 2%.
La précarité sociale, l’isolement, les difficultés d’accès aux soins, les défaillances éducatives sont autant de facteurs diversement répartis sur le territoire national. Aussi, la sectorisation des politiques de prévention est un enjeu important. Dans chaque région l’ARS, l’agence régionale de santé, coordonne les actions de santé mentale. Les ARS encadrent les professionnels de santé parmi lesquels les psychologues cliniciens-psychothérapeutes, tenus de s’inscrire sur les registres ADELI. Les collectivités locales, départements, régions ainsi que les grandes agglomérations répondent par des actions médico-sociales et éducatives de terrains aux besoins de leurs administrés. Les psychologues sont présents dans les dispositifs spécifiques, associations, mission locale dédiée à l’intégration professionnelle et sociale des adolescents et des jeunes adultes. Les psychologues peuvent, à côté de leur activité libérale, créer des structures associatives qui proposent des psychothérapies, l’accompagnement à la parentalité, des groupes de paroles ou la supervision d’équipes médico-sociales… Ces associations remplissent une mission de service public et s'inscrivent dans la sphère de l’économie sociale et solidaire.
Le psychologue-psychothérapeute ne peut rester isolé. Il lui appartient d’identifier les groupements locaux de coordination médico-social, de décrypter les circuits de décision souvent complexes et de trouver sa place parmi les professionnels afin d’organiser des échanges et d’être force de proposition.
Notre société se demande quoi faire des personnes âgées, de plus en plus nombreuses, des jeunes, de plus en plus désorientés, des parents désormais sans autorité, des mâles ayant perdu leurs prérogatives. Ces questions interrogent notre narcissisme, à chaque grand tournant de notre vie. Le vieillard croit qu’il n’est plus utile, le jeune qu’il est incompris, le parent qu’il est rejeté, l’homme qu’il n’est plus admiré... Ces plaintes montrent à quel point le narcissisme peut nous amener à jouer la mauvaise carte, celle de la domination.
Dans le "bon usage du narcissisme" le propos d'Alberto Eiguer peut se résumer ainsi, le narcissisme positif c’est plus pour soi qu’au détriment des autres. La bonne carte est celle de l’intimité et de l’expérience intérieure qu’il est nécessaire de sauvegarder pour se ressaisir et triompher de soi. Le vieillard est le garant d’un lien avec nos ancêtres. Il est la mémoire si nécessaire dans un monde qui va vite. Le jeune a la puissance du changement, il saura nous sauver des impasses. Le parent dispose de la parole pour dialoguer avec ses enfants, il raconte son parcours ce qui vaut mieux que l’injonction ou le conseil. L’homme a la vigueur et la détermination. L’exemple compte plus que l’emprise, il est plus crédible, plus entraînant. Le narcissisme positif c’est plus pour soi qu’au détriment des autres.
La question du narcissisme est exposée du point de vue clinique par Rosa Caron, psychologue clinicienne, dans un ouvrage, « Comprendre la personne âgée ». Ce livre nous rappelle que pour la génération actuelle des plus âgés, le travail a participé à l’identité et aucune autre génération n’est probablement aussi sensible au statut social que celle-là. « Ils ont fait de leur travail le pilier de leur existence. Symbole de liberté, de revalorisation sociale et d’autonomie". Sous cet angle on prend la mesure de l'ampleur de l'amertume qui accompagne les difficultés à exister dans le sphère sociale des plus âgés, de leurs enfants devenus "séniors" qui se battent pour garder leurs emplois et de leurs petits enfants qui peinent à touver un premier poste.
L’avancée en âge contredit le sentiment que « la vie durera toute la vie ». La prise de conscience des marques du temps et la capacité à dépasser des deuils insurmontables dépendent de la constitution d’objets internes étayants qui rendent supportables la situation réelle de solitude. Celui qui a appris à faire face à l’appauvrissement des sollicitations extérieures et à l’absence effective d’objets d’amour, et c'est souvent le cas du sujet âgé, est aussi le mieux armé pour surmonter le caractère douloureux de la perte.
Le caractère douloureux de la séparation et de la solitude est notablement rendu explicite dans le texte de Freud Deuil et Mélancolie. La perte de repères du passé associée à l'absence d'objet damour, peut être ressentie par le sujet comme un vide. La douleur peut s'exprimer sur le versant somatique par des troubles physiques parfois douloureux et sur le versant psychique par le travail imposé au moi qui doit dégager son investissement pour le porter sur un autre objet. Ce travail psychique demande du temps et des réaménagements qui peuvent justifier une psychothérapie.
La rencontre amoureuse est un ravissement au sens où l'entend Roland Barthes dans cet extrait de son livre, Fragments du discours amoureux : "épisode réputé initial (mais il peut être reconstruit après coup) au cours duquel le sujet amoureux se trouve "ravi" (capturé et enchanté) par l'image de l'objet aimé (nom populaire : coup de foudre, nom savant énamoration).
Sigmund Freud, quant à lui, compare l'état amoureux à l'état d'hypnose qui place le sujet dans la fascination et la docilité.
Le rêve d'union totale avec l'être aimé, qui enchante Ronsard "en sa moytié, ma moytié je recolle" scelle un unité composée de deux sujets, le couple. Le couple est un espace clos où les individualités risquent de s'étouffer. Le couple se vit de l'intérieur et l'absence de distance empêche le recul et la compréhension de soi-même, de l'autre et de la relation.Faire un avec deux individualités est un défi qui sous-entend des réaménagements, des discussions, des accords, des désaccords, voire des conflits aussi inévitables que nécessaires à la vitalité du lien et à sa co-construction.
Quand consulter un psychothérapeute de couple ?
Il arrive qu'un couple, parvenu à dépasser les crises, butte sur des conflits maintes fois répétés et discutés sans parvenir à être élaborés.
Quand les tentatives de résolution, à l'intérieur du couple, échouent et que les explications tournent en rond il est temps de consulter un psy.
Les raisons pour lesquelles on peut être amené à nous consulter sont diverses, disputes, éloignement ou évitement de toute intimité, violences verbales, parfois physiques...
Quel est le rôle du psychothérapeute de couple ?
Pour les personnes qui font l'expérience usante de conflits récurrents qui ne trouvent pas de solutions le psychologue est un séparateur et un médiateur de l'échange. Notre rôle est de permettre à chacun d'exprimer son point de vue et de le faire respecter et de satisfaire en cela un besoin primordial hors des rapports de forces.
Comment faire le choix d'une psychothérapie, individuelle ou de couple ?
Le conflit peut révéler, chez chacun des membres du couple, des vulnérabilités ou des conflits intimes susceptibles de motiver une psychothérapie personnelle. Le choix, entre psychothérapie personnelle ou psychothérapie de couple, peut être accompagné au cours de l'entretien téléphonique préalable.
Comment se déroule une psychothérapie de couple ?
Les deux membres du couple doivent être d'accord et présents en même temps au même moment pour les séances. Nous proposons en général une séance par quinzaine. Chaque séance dure de 1 heure 15 à 1 heure 30. La durée moyenne d'une thérapie de couple est de 6 à 8 mois.
Que peut-on attendre d'une thérapie de couple ?
La thérapie de couple offre un cadre à l'expression de chacun, hors des rapports de forces. c'est aussi l'occasion de prendre du recul et de déjouer des mécanismes récurrents. La communication améliorée permet de vivre mieux à deux, et en famille, ou, de se séparer sans drame.
Un constat, le grand public connaît mal la santé mentale qui demeure très stigmatisée.
Une enquête d'opinion réalisée par Ipsos en 2009 sur les perceptions et représentations des maladies mentales, montrait une très forte notoriété des maladies mentales mais beaucoup d'idées fausses.
Pour 47% des personnes, les maladies mentales sont associées à des dénominations négatives "débile, attardé, aliéné, dément". Pourtant, 66% des Français estiment être suffisamment informés sur la santé mentale.
Sur l'opinion qu'ont les Français pour remédier aux problèmes de fragilité mentale, 81% pensent qu'on peut se sentir mieux en adoptant une bonne hygiène de vie, 62% que les médicaments existants pour traiter les fragilités mentales sont efficaces, 41% que lorsque l'on se sent fragile mentalement, on peut prendre sur soi et attendre que cela passe.
Cette enquête montre que les Français confondent santé mentale et bien-être et considèrent que la maladie mentale concerne les autres mais pas eux. Si certaines maladies sont bien identifiées, comme la dépression, Alzheimer, la schizophrénie, les-troubles bipolaires, les maladies liées à l'alcoolisme, qui figurent parmi les maladies physiques et mentales les plus courantes, sont elles ignorées.
La maladie mentale est stigmatisée et l’idée demeure que le psy c’est pour les fous et que le fou c’est l’autre. Ce qui est loin d’être le cas. Sans être fou on peut être envahi par des phobies ou des rituels obsessionnels, être le jouet de ses propres tendances à répéter les mêmes erreurs, ou tout simplement sortir un peu vite de ses gonds…. Tout individu traverse au cours de son existence une crise psychique, crise existentielle, dépression, symptômes psychosomatiques. L’augmentation de l’espérance de vie augmente nos chances de rencontrer des deuils, des problèmes cognitifs transitoires ou évolutifs liés à un handicap ou à la maladie, des conflits conjugaux… A ces difficultés qui sont le prix de notre humanité, par essence vulnérable, s’ajoutent les addictions au tabac, au jeu, aux drogues, à l’alcool, aux médicaments, à Internet, à la nourriture… A chaque période de la vie le sujet humain exprime sa souffrance psychique de façon différente. Les nombreux troubles somatiques du nourrisson témoignent des ses conflits internes et d’un processus normal de maturation psychique qui se fait en partie dans la douleur. L’enfant, au cours des étapes de son développement, peut exprimer ses difficultés par le refus de la discipline ou par des problèmes scolaires. L’adolescence est une étape importante du développement qui peut être marquée par une crise salutaire pour gagner en autonomie. A l’âge adulte, un deuil, un divorce, une perte d’emploi ou un départ à la retraite peuvent provoquer un épisode dépressif. Les médicaments efficaces pour calmer l’anxiété, améliorer l’humeur triste, ou faciliter le sommeil ne suffisent pas à redonner confiance en soi, à tirer partie de l’expérience, à désirer, à distinguer les émotions et aussi les saveurs… Outre la souffrance morale causée par les détresses psychiques, ces dernières ont un impact considérable sur d'autres questions de santé. Ainsi, la dépression d’une jeune mère peut affecter la croissance de son enfant.