En France la santé mentale est un enjeu prioritaire de santé publique qui donne lieu depuis plus d’une décennie à des actions. La santé mentale couvre un champ large qui dépasse largement le cadre du soin psychiatrique et des pathologies mentales graves dont la prévalence est de 1 à 2%.

La précarité sociale, l’isolement, les difficultés d’accès aux soins, les défaillances éducatives sont autant de facteurs diversement répartis sur le territoire national. Aussi, la sectorisation des politiques de prévention est un enjeu important. Dans chaque région l’ARS, l’agence régionale de santé, coordonne les actions de santé mentale. Les ARS encadrent les professionnels de santé parmi lesquels les psychologues cliniciens-psychothérapeutes, tenus de s’inscrire sur les registres ADELI. Les collectivités locales, départements, régions ainsi que les grandes agglomérations répondent par des actions médico-sociales et éducatives de terrains aux besoins de leurs administrés. Les psychologues sont présents dans les dispositifs spécifiques, associations, mission locale dédiée à l’intégration professionnelle et sociale des adolescents et des jeunes adultes. Les psychologues peuvent, à côté de leur activité libérale, créer des structures associatives qui proposent des psychothérapies, l’accompagnement à la parentalité, des groupes de paroles ou la supervision d’équipes médico-sociales… Ces associations remplissent une mission de service public et s'inscrivent dans la sphère de l’économie sociale et solidaire.

Le psychologue-psychothérapeute ne peut rester isolé. Il lui appartient d’identifier les groupements locaux de coordination médico-social, de décrypter les circuits de décision souvent complexes et de trouver sa place parmi les professionnels afin d’organiser des échanges et d’être force de proposition.